• Alesa

Pourquoi je suis passée au no bra


"Quand nos seins sont libérés on retrouve notre féminité"

J’ai arrêté de mettre des soutien-gorge. Voilà, c’est dit. Maintenant je peux vous expliquer pourquoi j’ai pris cette décision.

Bien sûr, je n’écris absolument pas cet article pour vous dire que si vous mettez un soutif vous êtes une mauvaise personne et que vous devriez arrêter parce que si vous m’aviez dit au début de cette année que je n’en porterai plus en juin, je vous aurais ri à la figure.

Je n’ai jamais aimé porter des soutien-gorge. J’ai voulu commencer parce que j’avais un peu honte de me changer dans les vestiaires après le sport et parce que toutes les autres filles en portaient donc ça devait vouloir dire qu’il fallait que j’en mette un, moi aussi.


Je trouve qu’on ne dit pas assez aux jeunes filles que le port du soutien gorges n’est pas une obligation. Ça ne rend pas plus légitime de faire partie d’une société et ça n’apporte pas plus de féminité qu’une chaussette. Je ne sais pas si à l’époque j’aurais suivi un autre chemin si on me l’avait dit mais au moins j’aurais eu toutes les possibilités devant moi.


Du coup avant de vraiment prendre cette grande décision, ça faisait longtemps que ça me trottait dans la tête et c’est donc passé par plusieurs étapes.


D’abord j’ai arrêté de mettre des soutifs a baleines parce que s’il « fallait » que j’en mette alors autant ne pas être inconfortable toute la journée. J’en avais marre de compromettre mon confort pour une norme sociale. J’ai donc acheté des bralettes et dans ma tête ça bouillonnait moins. J’étais plus confortable qu’avant et donc je ne me posais plus de questions. A cette époque je croyais que je ne pouvais pas être plus confortable mais inconsciemment je savais qu’il y avait mieux. La preuve ? Je dormais sans (il ne faut pas dormir avec un soutien-gorge btw).


N’empêche que j’avais déjà programmé la deuxième étape. J’avais décidé que j’arrêterai de mette des soutifs quand je partirai en études. Là-bas je ne connaitrai personne qui pourrais éventuellement me juger (moi, qui m’en fou carrément du regard des autres d’habitude, j’avais mes limites apparemment). Je n’avais que quelques mois à attendre donc ça devait être faisable.


Et puis est arrivé le confinement et pendant trois mois je n’ai pas mis de soutien-gorge une seule fois. Autant vous dire que c’était le bonheur absolu. Et l’idée de devoir en remettre au déconfinement me dégoutais un peu. C’est comme si que j’avais été libre pendant trois mois (enfin libre…. J’étais quand même confinée quoi) et que d’un seul coup on allait m’enfermer.


Du coup le déconfinement est arrivé et la première fois que je suis sortie c’était sans soutif. Yeah !


Dans ma démarche mes parents m’ont bien « aidés » quand même parce qu’ils m’ont soutenus. Dans notre société, certains pourraient dire que ce n’est pas normal que l’on voit la forme de mes tétons. Et même s’ils peuvent parfois le penser, ils me laissent gérer les conséquences (aussi injustes et connes soient-elles).


Seulement, au début, je n’étais pas aussi confiante que je ne peux l’être maintenant. J’avais l’impression que tout le monde me regardait et c’est à ce moment-là que je me suis en quelques sorte interdit d’en remettre. Je ne voulais pas régresser ou bien en remettre une fois et avoir trop peur de repasser le cap.


Maintenant, j’oublie que je n’en ai pas et j’ai arrêté de me demander si ça dérangeait ou pas parce que ce n’est pas vraiment mon problème si ça dérange. Les gens le voient mais j’ai réalisé que la plupart s’en foute un peu et les autres ne me diront jamais en face qu’ils ont un problème avec ça. En soit, si ça les perturbe, tant pis pour eux parce que moi je suis plus heureuse comme ça.


Je n’ai plus besoin d’attendre la fin de la journée pour me sentir libre, je n’ai plus de traces et je peux toujours mettre des décolletés.


En plus comme on peut le lire partout sur Internet, ce n’est pas vraiment bon pour les seins les soutien-gorge et il y a plus d’avantages à ne pas en mettre que d’inconvénients. Par exemple, les muscles de ma poitrine l’empêchent de tomber (bon c’est pas magique, la gravite existe encore mais ça marche quand même) et ma circulation sanguine est améliorée.


Mais si vous me voyais encore parfois avec un soutif ne venait pas m’agresser parce qu’ils peuvent être très beaux et embellir une tenue. Et le contraire existe aussi. Certaines tenues sont faites pour être portés avec des soutien-gorge (ça fait partie des inconvénients, vos vêtements n’auront plus jamais la même gueule).


J’espère avoir aidés ceux qui y pensaient à sauter le pas et insinuer une réflexion en ceux qui ne s’étaient jamais posé la question. De toute façon, les femmes sont belles avec ou sans soutifs, avec ou sans seins !


PS : J’ai une petite poitrine. Cette décision n’implique donc pas pour moi les mêmes conséquences que pour celles qui en ont une plus grande.


Ci-dessous un retour d'experience sur le

no bra


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