• Alesa

Etudiante mauricienne dans une France malade.


"La pire décision de toutes est celle que l'on n'a pas prise"

Dans un monde idéal, le mot corona ne ferait resonner en nous que la satisfaction de tenir entre nos mains une bonne bière fraiche sur la plage en décembre ou lors d’une soirée, mais le monde n’est pas idéal (surtout en ce moment) et je n’ai sans doute pas besoin de préciser pourquoi, l’internet vous le rappelle déjà assez. Pour la première fois, l’ensemble de la population mondiale peut affirmer avoir été affecté d’une manière ou d’une autre par un seul et même phénomène, la covid (ah ben je l’ai quand même expliqué apparemment).


Voici donc comment cette maladie quelque peu casse bonbons a affecté la vie de Louise, 18 ans, étudiante en droit à Lyon.


Louise a passé son bac (en ligne comme des milliers d’élèves) en juin 2020 et a fait le choix difficile de quitter son pays covid free pour rejoindre le continent européen et commencer sa nouvelle vie d’étudiante.

Pour elle c’était une chance qu’une multitude d’autres élèves dans le monde entier n’a pas eu et son envie de commencer ses études de droit surpassait la peur d’attraper le virus. Ceux qui, comme elle, voulaient partir plus que tout, comprendraient son choix et ceux qui ne pensaient pas comme elle partageaient au moins ses peurs et pourraient la réconforter le moment venu.


De toute façon, quand on parle de son futur, je ne pense pas qu’il y ait de mauvais choix. On se débrouille avec les informations qu’on a sur le moment et on espère ne pas regretter. Mais même si on regrette après, sur le moment c’était le bon choix. Un mauvais choix ce n’est rien de plus qu’un bon choix qui a évolué.


Les étudiants mauriciens savent tous ce qu’implique de partir vivre à l’étranger. S’habituer à cette nouvelle vie n’est pas simple et Louise a dû faire face aux mêmes problèmes que les dizaines de générations la précédant (apprendre à gérer son argent, prendre le métro et faire des courses) avec cependant quelques twists.


En effet, comme vous le savez peut-être déjà, covid veut dire masque, cours à distance, angoisse et diminution des effectifs dans une classe. Bien sur que ce n’est pas toujours négatif et Louise le sait très bien. Moins d’élèves dans une classe, ça permet aux professeurs de mieux se concentrer sur les élèves qui restent et ainsi de leur donner un enseignement de meilleure qualité. Et c’est pratique de pouvoir compter dessus, surtout dans un système éducatif ou les élevés sont très peu encadrés (je parle bien des études supérieures françaises, et c’est pas moi qui l’ai dit en premier).


Mais en plus d’arriver dans une ville où tout est diffèrent et où elle ne connait personne, Louise ne peut pas faire la bise pour dire bonjour et les sourires sont cachés par la chose qui la garde, elle et les quelques amis qu’elle s’est faite, en bonne santé. Comment imaginer que cela ne puisse pas affecter les relations sociales ?


Et puis le confinement est annoncé et ce manque de contact humains qu’elle ressent depuis des mois se fait encore plus ressentir.

Cette façon de vivre, Louise l’appelle de la survie.


En résumé, Louise est contente de se trouver dans un pays où elle peut voyager avec tant de facilité mais le covid la fait bien chi**. D’autre part, elle a choisi cette vie en ayant quand même une petite idée de ce qui l’attendait même si le confinement n’était pas vraiment au programme de qui que ce soit.


Louise tient quand même à préciser, pour finir, qu’après tout, les masques c’est très pratique quand il fait froid et pour une petite mauricienne qui n’a jamais connu l’hiver, ça donne le sourire (même si on ne le voit pas) !

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