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  • Alesa

Euphorically special


"The hardest part of having the disease of addiction, aside from having the disease, is that no one in the world sees it as a disease"

Sexe, drogue, amitié, amour, identité, violence. Si vous avez regardé Euphoria vous savez tout autant que moi que cette liste pourrait être beaucoup plus longue mais j’ai préféré me fier à celle de Wikipédia.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, Euphoria est une série américaine qui va beaucoup plus loin que les clichés et qui donne des frissons. Bienvenue dans le monde de Rue (Zendaya) et de Jules (Hunter Schafer) et d’une multitude d’autres adolescents naviguant dans un monde imparfait. Bienvenue dans ce que je considère être un chef d’œuvre cinématographique qui dérange pour montrer la vraie vie.


Mon but n’est pas de vous parler de toute la série puisque je ne suis pas vraiment sûre de pouvoir vous l’expliquer en quelques paragraphes seulement mais plutôt de vous parler de l’épisode spécial sorti début décembre pour palier à l’absence de saison 2, due au covid-19.


Le génie de cet épisode, c’est son concept. Il nous fait oublier qu’il est filmé en plein covid alors que tous les signes sont là, sous nos yeux. Le social distancing est partout mais on l’occulte, tellement l’intrigue est bonne. Et cette intrigue, elle n’aurait pas pu être plus simple. Deux personnages (Ali et Rue) assis dans un restaurant la veille de Noel. Cette phrase ne décrit pas seulement le début ou la fin de l’épisode mais son entièreté et c’est ce qui le rend spécial, exceptionnel.


Cette intrigue qui aurait pu ressembler à celle d’un film de Noel n’est rien de tel. Il n’y a pas de happy ending et aucune festivité inutile. Juste la vraie vie.


La discussion entre Ali et Rue est vraie, sans superflu. En même temps, elle n’aurait pas pu nous captiver autant pendant une heure si son contenu n’était pas aussi bouleversant ! Cette discussion rassemble tous les thèmes listés juste avant et en rajoute encore tout en gardant l’addiction en toile de fond.


Mais mettons de côté que nous ne sommes pas tous des addicts puisque cet épisode a quand même du sens pour ceux qui ne le sont pas. Certains téléspectateurs le comparent même à une séance de psy.


Je dois dire que j’ai regardé cet épisode en sachant qu’il allait être bien parce que j’avais adoré la première saison. Seulement, je ne m’attendais pas à ce qu’il me touche autant. La musique, les lumières et la fluidité des plans m’ont transporté dans un univers différent du mien mais où les problèmes sont les mêmes. Les questionnements sont similaires mais j’ai une nouvelle vision des choses parce que ma vie et celle de Rue ou d’Ali ne peuvent pas être plus différentes.


J’adore aussi le fait que cet épisode pourrait presque être regardé comme un stand alone. Ceux qui ne veulent pas forcément regarder toute la série peuvent tout à fait comprendre cet épisode sans contexte particulier. Et ceux qui considèreraient cet épisode comme un amuse-bouche ne seraient surpris par aucun spoiler (ou aucun spoiler très important).


Par contre, les émotifs comme moi devront s’attendre à laisser couler une petite larme de temps en temps parce que Zendaya n’a pas gagné un Emmy pour rien. Cette femme est, selon moi, une des meilleures actrices de sa génération et offre une performance en dehors du temps.


Vous l’aurez compris j’ai littéralement adoré cet épisode et j’aurais aimé pouvoir tout vous en dire plus mais je me dois de ne spoiler personne. Je vous laisse donc le trailer ci-dessous et avec un peu de chance vous aurez vous aussi envie de vous plonger dans cette séance de psy qui n’en est pas vraiment une.



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